SNMS

Le grand Livre
164 pages • Dernière publication le 01/03/2019

Dans le cadre de son Action culturelle,
la SACD soutient la création de cet ouvrage
      

HISTORIQUE & ARCHIVES / Les archives du SNMS (communiqués, comptes-rendus, photos...) / Page 123 • Publiée le 04/01/2019

2018, 10 décembre, rapport moral de Cyril Le Grix

                                            Florence Camoin, Armand Eloi, Cyril Le Grix et Jean-François Prévand

Chers Amis, 

J’aimerais rappeler en préambule de ce bilan moral que notre syndicat fondé initialement en 1944 par Gaston Baty, Louis Jouvet, Charles Dullin, Jacques Copeau, Jacques Rouché et Edward Gordon Craig, a pour objet premier de regrouper « les auteurs de spectacles dramatiques, lyriques et chorégraphiques ». Le mot auteur est donc le mot choisi dès 1944 pour définir l’une des caractéristiques principales de la mise en scène moderne : le metteur en scène est un auteur parce que chacune de ses mises en scène n’est pas une simple « représentation » mais une « re-création », c’est-à-dire une œuvre de l’esprit originale, même si elle se fait à partir de l'œuvre de l'auteur-texte. Par ses choix, le metteur en scène engage le sens de l'œuvre représentée. 

Il est important d’avoir cela à l’esprit pour mieux comprendre le sens des actions syndicales que nous avons menées lors de cette année et qui ont permis de mettre en avant ce statut d’auteur du metteur en scène qui reste l’un des chevaux de bataille de notre organisation.  

Cette année, conformément à nos statuts, nous avons travaillé à « améliorer la situation morale, artistique et matérielle » des metteurs en scène, à travers les différents événements que nous avons organisés ou auxquels nous nous sommes associés ou avons été présents, et dont je vais vous entretenir. 

Avant cela, je voudrais vous rappeler que suite à son élection en juin dernier au Conseil d’Administration de la SACD, Panchika Velez a dû démissionner de son poste de Présidente. J’ai de ce fait été élu Président par le Conseil d’Administration et je remercie les membres du C.A. pour leur confiance. 

Je tiens donc ici à féliciter Panchika Velez pour son élection à la SACD car c’est une très bonne chose que ce soit une metteuse en scène du SNMS qui ait été élue et je la remercie pour tout le travail qu’elle a magnifiquement accompli pendant sa présidence.   

Maintenant, je vais vous présenter un résumé des démarches, travaux et activités du SNMS en 2018 : 

Commençons par la Charte des Metteuses et Metteurs en Scène : nous avons organisé une réunion de travail le 5 mars pour travailler avec les adhérents qui le souhaitaient, à la finalisation de cette Charte, en tenant compte des remarques et des réflexions soumises au Conseil d’Administration lors de la présentation de cette charte pendant l’Assemblée Générale de 2017.  

Nous aurons tout à l’heure l’opportunité de voir les modifications que nous avons apportées et de soumettre cette nouvelle version au vote de l’Assemblée Générale. 

En ce qui concerne les différents événements que nous avons organisés en 2018 et auxquels une grande partie d’entre vous ont assisté à Paris, en Avignon ou d’autres lieux en Province, ils ont rencontré beaucoup de succès et ont permis de donner une grande visibilité à notre organisation. 

Parmi eux, citons : 

La 6ème édition de « Première approche » qui a eu lieu le 12 mai au Théâtre 13 
Cet événement était organisé en collaboration avec les EAT et l’AAFA et en présence des auteurs et autrices-texte : Florence Muller et Éric Verdin, Natalie Rafal, Émilie Leconte Marc-Michel Georges, 
Les metteuses et metteurs en scène étaient:  Johanna Boyé, Jean-Noël Dahan, Panchika Velez et Armand Éloi. 
Avec les comédiennes et comédiens : Yves Arnault, Amandine Barbotte, Julien Cheminade, Zazie Delem, Patrick Hauthier et Lauréline Kuntz. 

Le 9 juillet, nous avons fait la Présentation du Grand Livre, à la Maison du Off en Avignon 
L’un des projets majeurs réalisés en 2018 est la création et la mise en place du Grand Livre numérique des metteurs en scène. Cet ouvrage collectif est un ouvrage constamment en évolution et il se présente comme l'encyclopédie de tout ce qui concerne l'art et la pratique quotidienne de la mise en scène. Il est mis à disposition gracieusement en ligne. 

Vous y trouverez des renseignements sur le statut social, la rémunération, les contrats, la retraite, l'assistance juridique... ainsi qu'un centre de ressources d'archives sur l'historique de notre métier et l'activité de notre syndicat. Tous les textes officiels régulant notre profession y sont consultables. 

Je tiens ici à remercier l’Action Culturelle de la SACD pour son soutien financier.  

La 7e édition de « Première approche » le 12 juillet au Conservatoire du Grand Avignon. 
Cet événement était organisé toujours en collaboration avec les EAT et l’AFFA, a réuni les autrices-texte Natacha Diet, Céline Lemarié, Laura Pèlerin, Nicole Sigal et l’auteur-texte Laurent Maurel. Pour la mise en scène, nous avions Johanna Boyé, Marie Sauvaneix, Tatiana Vialle, et Roland Timsit. Et pour l’interprétation : Bénédicte Charpiat, Antonia de Redinger, Karine Ventalon et Pascal Parsat, Régis Vlachos, Philippe de Monts. 

Puis le 12 juillet, nous avons organisé un débat à la Maison Professionnelle au Festival d'Avignon 
Le thème était le suivant : « Où en est la circulation des œuvres des metteurs en scène sur le territoire ». Ont participé au débat Florence Camoin, Autrice, Metteuse en scène et Vice-Présidente du SNMS, François Vollard, Producteur et diffuseur (Acte 2), Déborah Münzer, Présidente de la FNCC, Panchika Velez, Metteuse en scène et administratrice SACD, Jeanne Champagne, metteuse en scène, Guy-Pierre Couleau, metteur en scène et directeur du CDN de Colmar, Joëlle Dupuy, Metteuse en scène et Vice-Présidente IDF du SYNAVI, Antoine Garriel, Directeur du théâtre de Gascogne. 
Le débat dans son intégralité est accessible sur notre site internet. 

Le jeudi 6 septembre, nous avons participé à l’Appel du Palais Royal. 
Ce grand rassemblement des créateurs pour défendre le droit d’auteur, était organisé à l’initiative de la SACEM, aux côtés de plusieurs organisations professionnelles et en présence de la Ministre de la Culture, Madame Françoise Nyssen

A l’heure du numérique, les metteurs en scène, comme tous les auteurs, étaient concernés par cette directive européenne sur le droit d’auteur, bien que moins exposés que les auteurs de l’image, du texte et de la musique. L’enjeu de ce vote était important pour l'avenir de l'Europe et de la culture et nous voulions ainsi marquer notre solidarité interprofessionnelle avec l’ensemble des auteurs et créateurs avant le vote des parlementaires européens du 12 septembre. 

Ce fut également l’occasion, lors d’une prise de parole publique, de rappeler à notre ministre de la Culture, le combat du SNMS pour les metteurs en scène et de relancer un dialogue avec son ministère. 

Le lundi 17 septembre, nous avons fêter la Rentrée théâtrale avec notre premier Apéro Entre-Metteurs de la saison.

Ce fut un beau succès car plus de 130 personnes, adhérents, metteurs et metteuses en scène, comédiens, comédiennes, auteurs, autrices, jeunes élèves de cours d'art dramatique sont venus célébrer cette rentrée théâtrale dans une ambiance festive. 
Par ces événements Apéro-Entremetteurs mensuels, nous nous efforçons depuis près de deux ans à « faire du syndicat un espace de rencontres, de débats, de réflexions sur les évolutions des arts du spectacle vivant, de circulation de textes d’œuvres dramatiques, et de projets artistiques », comme cela est défini dans nos statuts. 

Le 2 octobre, le SNMS était au Théâtre de Gascogne à Mont de Marsan. 
Il était l’une des organisations professionnelles invitée lors de la soirée débat intitulée « Vers la démocratie culturelle ». Organisée par son directeur Antoine Garriel, la soirée a permis à Madame Marie-Claire Martel, Présidente de la COFAC – Coordination des Fédérations et Associations de Culture et qui siège également au Conseil Économique, Social et Environnemental de présenter son rapport sur la démocratie Culturelle. 

La présence du SNMS en région est une de nos priorités malgré les moyens financiers dont nous disposons et nous avons été heureux de participer, aux côtés des autres organisations présentes comme la DRAC Aquitaine, l’OARA (l'Office Artistique pour la Région Aquitaine), à ce débat important pour l’avenir de nos professions. 

Le rapport complet de Madame Martel sera bientôt consultable en ligne sur notre site. 

Le 8 octobre, nous avons fait une deuxième présentation du Grand Livre numérique (après celle d’Avignon) lors de notre Apéro Entre-Metteurs. 

Le 6 novembre 2018, l'Apéro Entre-Metteurs a été consacré à la projection du film documentaire « Les Artisans de l’Ephémère ».  
Ce film que beaucoup ont vu, brosse le portrait d’une dizaine de metteurs en scène d’horizons différents (public/privé/compagnie), afin de mieux comprendre ce qu’est l’art de la mise en scène. La projection a été suivie d’un échange avec Stéphanie Tesson, Panchika Velez, Anne Delbée et moi-même.  

Devant le succès de cette projection et à l’invitation de Stéphanie Tesson, une nouvelle date de projection aura lieu au Théâtre de Poche en janvier prochain. 

Toujours le 6 novembre, nous avons adressé un courrier officiel à Monsieur Franck Riester, nouveau ministre de la Culture afin de renouveler le dialogue entre le ministère et notre syndicat, en lui rappelant que le SNMS était le seul syndicat de metteurs en scène, qu’ils travaillent dans le secteur public comme privé. De ce fait, notre syndicat doit être une force de consultation et de propositions, sur lequel le ministère de la Culture mais aussi les ministères du Travail et des Affaires Sociales doivent s’appuyer. 

Nous lui avons rappelé également que le metteur en scène en France dispose d'un double statut : il est artiste-salarié pour la part matérielle de son travail (les répétitions) et rémunéré en droits d'auteur à partir de la première représentation, pour la part intellectuelle de son travail. 

Or cette pratique n'est pas souvent respectée, et même si le metteur en scène reste légalement auteur de son spectacle, beaucoup de metteurs en scène ne sont pas rémunérés en tant qu'auteur. Certains parce que les structures qui les emploient n'appliquent pas le droit, d'autres parce qu'ils ne le savent tout simplement pas. 

D’autre part, nous lui avons fait part de la dimension européenne de notre combat, en lui indiquant qu’en ce qui concerne le droit d’auteur, « nous souhaitons y contribuer au sein de notre profession, en militant pour la défense de ce droit et de son extension à l'ensemble des pays européen ».  

Le 22 novembre, le SNMS s’est rendu à Lille à l’invitation du « 188 » qui est une coopérative de jeunes compagnies pour répondre à l'ensemble de leurs questions : 

Plusieurs portaient sur les conventions collectives : de quelle convention collective dépend-on, comment les respecter, quels types de contrat conclure. Puis des questions précises sur la rémunération des metteurs en scène, et sur la possibilité de payer les répétitions en cachets. Nous avons pu les éclairer sur les différences entre cachets et heures. Et bien sûr leur expliquer en quoi consistait le droit d'auteur du metteur en scène.  D’autres questions ont porté sur les défraiements... et les "indemnités de panier" ! Et notamment sur la compatibilité entre défraiements et abattement pour les artistes.  

Il y a eu également beaucoup de questions sur la prise en compte des heures de formation effectuées par les metteurs en scène ou chorégraphes. Comment déclarer ces prestations ? Quand sont-elles prises en compte. Enfin il y a eu des questions liées à des situations personnelles (travailleurs étrangers, etc ...).  

Si je vous donne ici le détail des questions posées, c’est qu’il me semble important d’être à l’écoute des préoccupations de chacun d’entre nous, afin d’y apporter des réponses précises et satisfaisantes. C’est aussi pour que nous en tenions compte dans la rédaction du Grand Livre afin que chaque professionnel puisse à l’avenir y trouver directement les réponses aux questions qui le préocuppent. 

Au-delà des questions posées par ces artistes, nous avons surtout été frappé par leur envie sincère de travailler professionnellement et dans le respect des règles sociales, alors qu'ils étaient plutôt très jeunes. Cela montre à quel point notre Syndicat doit aller à leur rencontre et multiplier ce type d’événements. 

D’autre part, conformément à notre objectif statutaire d’ « entretenir avec toutes les organisations professionnelles du spectacle vivant des rapports constants », 

Nous avons engagé avec l’AFDAS une négociation visant à rétablir le respect du statut d’artiste du metteur en scène dans la prise en compte du nombre de cachets nécessaires pour accéder à la formation professionnelle continue. 

A l’automne dernier, nous avions contesté, auprès de la direction de l’AFDAS, l'incohérence des conditions de recevabilité à la formation des metteurs en scène car elles étaient calquées sur celles des techniciens du spectacle vivant, ce qui était inacceptable puisque le metteur en scène est un artiste dont le statut dans le Code du Travail est clairement défini dans l’article L7121-2 (Modifié par LOI n°2016-925 du 7 juillet 2016 - art. 46). En aucun cas, il ne peut donc être considéré comme un technicien. 

La direction de l’AFDAS a bien pris en compte cette contestation qu’elle jugeait légitime et l’a relayée auprès du conseil paritaire des intermittents du spectacle, qui a eu lieu le 30 novembre dernier. Je suis heureux de pouvoir vous dire aujourd’hui que nous avons obtenu gain de cause et que dorénavant les metteuses et metteurs en scène seront considérés comme des artistes et donc, bénéficieront des mêmes conditions d’accès à ces stages que les comédiens, conformément à leur statut d’artiste. 

C’est une grande victoire pour notre syndicat car il est essentiel à nos yeux de reconsidérer totalement les conditions de recevabilité à l’aube de la réforme de la formation professionnelle qui aura lieu à partir du 1er janvier 2019. 

Nous attendons la confirmation officielle de l’AFDAS de ce changement de statut et la date de sa mise en application. 

Au-delà de la formation professionnelle, cette affaire pose à notre syndicat la question de notre représentativité au sein des commissions professionnelles. 

Pour rappel, en 1987, notre double-statut d'artiste et d'auteur nous a fait quitter la Fédération Nationale du Spectacle et nous avons perdu alors notre représentativité au sein des organisations professionnelles du spectacle vivant et notamment de la Commission Paritaire Nationale Emploi Formation Spectacle Vivant (CPNEF :SV). Or il est anormal à nos yeux que nous ne puissions réintégrer de droit notre siège dans toute commission ou organisme du spectacle vivant car le SNMS est le seul syndicat professionnel représentatif des metteuses et metteurs en scène en France. 

Pour cela, nous avons entrepris une première étude et constituerons, dès l’année prochaine, un groupe de travail pour mener réflexion afin de savoir quelles seront les actions adéquates à entreprendre pour y parvenir. Selon nos premières recherches,  un rapprochement avec une Centrale Syndicale serait une des solutions pour la partie salariée de notre métier mais nous devons nous assurer que cela n’affaiblisse pas notre combat pour le statut d’auteur du metteur en scène. 

Dans tous les cas, chaque opportunité d’évolution de notre syndicat sera murement réfléchie et vous sera soumise en Assemblée Générale. 

Avec la SACD, 

Faisant suite à une demande du SNMS formulée en début d’année, la SACD a voté le 6 juillet 2018, une baisse de la retenue statutaire pour tous les auteurs, qui pour le spectacle vivant professionnel, s’applique en région et en Belgique. Cette mesure permet donc de réduire l’écart de taux de retenue sur droits entre Paris et les régions, ainsi qu’entre Paris et les collectivités d’outre-mer et la Belgique. 

Le 4 décembre dernier, nous avons également eu un rendez-vous de travail important à la SACD avec Pascal Rogard, directeur général, Véronique Perlès, directrice des Affaires Sociales et Linda Corneille, directrice du Spectacle Vivant. 

Il s’agissait d’évoquer principalement 4 points : 

  • Faire un état des lieux du SNMS et des orientations envisagées. Notamment de nos démarches actuelles vis-à-vis du ministère de la Culture mais aussi du Travail et des Affaires sociales pour reconquérir notre place au sein des commissions professionnelles et plus généralement pour que notre syndicat soit systématiquement consulté pour toute réforme qui touche de près ou de loin notre profession. 
  • Mettre en place avec la SACD une communication plus efficace afin que nous puissions informer nos adhérents de l’évolution des dispositions les concernant en tant qu’auteur. 
  • Proposition de création d’un Prix SNMS en partenariat avec la SACD puisqu’il s’agirait de récompenser le travail d’un /une metteur ou metteuse en scène émergeant ; l’un des critères de sélection serait l’obligation du respect du droit d’auteur du metteur en scène, c’est-à-dire que la mise en scène fasse l’objet d’un contrat d’auteur. Idéalement ce prix serait remis pendant le Festival d’Avignon, ce qui permettrait au jury de voir les spectacles sélectionnés sur une période réduite et sur un même lieu. En termes de médiatisation, Avignon est également intéressant pour le SNMS. 
  • Demande d’un article sur le Grand Livre dans le magazine de la SACD. 

Plus généralement et pour conclure la liste de nos actions, le SNMS a continué encore cette année à aider et à défendre plusieurs de nos consœurs et confrères, qui nous ont sollicités, en leur apportant soit une aide juridique, soit une simple médiation, selon les cas. Je tiens à remercier Maître Caroline Delaude pour son travail et son implication vis-à-vis de nos membres et des professionnels qui nous sollicitent régulièrement. 

Parmi les procès importants cette année, signalons le procès de Xavier Lemaire qui s’est déroulé à la cour d’appel de Paris le 17 octobre dernier, et auquel nous avons apporté notre soutien car comme nous l’avions affirmé : cette « mise en cause du metteur en scène sur l’utilisation des didascalies » est dangereuse et il « serait désolant pour l’art théâtral que celui-ci soit cantonné à une mise en œuvre « collée » ne permettant aucune interprétation à l’auteur du spectacle vivant. Bien-entendu, nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’issu de ce procès dont le jugement est très attendu. 

Voici pour finir une photographie de notre syndicat du point de vue des adhésions : 

En préambule, je voulais vous dire que nous avons, cette année, la tristesse d’annoncer le décès de deux de nos de membres, qui sont Nabil El Azan et Yves Gasc. Ces derniers nous ont quittés et nos pensées vont à leurs proches et à leurs familles.

Le nombre d’adhérents est en forte progression cette année puisque nous sommes aujourd’hui 112 membres et ceux qui viennent nous rejoindre sont de plus en plus nombreux et toujours plus motivés. J’en profite pour souligner que le nombre de femmes est en constante augmentation, ce qui est aussi une source de fierté pour notre syndicat. 

Chaque année, le dialogue interne entre adhérents se renforce, et cela est très précieux pour nous, metteuses et metteurs en scène, qui pratiquons un métier où les phases de travail solitaires sont fréquentes. Ces échanges sont une richesse que nous devons préserver et nous en tenons compte dans le choix des événements proposés. 

Je pense qu’il est également important de souligner la convivialité et l’ambiance chaleureuse qui se dégage lors de ces différents événements. C’est pour nous un gage de la bonne santé de notre syndicat. 

Voilà pourquoi je tiens à remercier chacun d’entre vous pour son engagement au sein de notre syndicat mais également chacun des élus du Conseil d’Administration pour le travail et le temps précieux qu’ils consacrent au bon fonctionnement de notre structure et à la défense de notre beau métier. Je remercie également Marie Céline Nivière pour son dévouement quotidien depuis qu’elle travaille à nos côtés. C’est une collaboratrice de grande qualité dont le travail nous est très précieux. 

N’oublions jamais que nous sommes un syndicat indépendant : c’est la raison pour laquelle nous avons besoin de chacun d’entre vous car cette diversité est un enrichissement permanent et une force véritable. 

Car comme je l’ai écrit au ministre de la Culture, « Nous, metteuses et metteurs en scène, devons redevenir des acteurs incontournables de toute réflexion sur le Théâtre et son organisation » et c’est la raison d’être de notre syndicat.  

Nous avons cette année choisi de consacrer notre événement de fin d’année à la Décentralisation, dont nous avons récemment fêtez les 70 ans. Nous avons également souhaité le faire dans ce lieu emblématique qu’est pour nous, Syndicat National des Metteurs en Scène, le Théâtre du Vieux-Colombier, fondé en 1913, par Jacques Copeau.  

Copeau, qui en s’installant en Bourgogne (1924-1926) voulait « un théâtre pour poétiser la campagne, pour réunir paysans, bourgeois, lettrés et châtelains, pour établir comme jadis le théâtre grec, une communication entre eux et la terre qu’ils habitent », est le premier à mettre en place ce qui est devenue la Décentralisation.  

La place de Copeau dans le théâtre français est telle qu’à la Libération, le Ministère du Travail lui demande de prendre en main la rénovation du métier en fondant le SNMS et en écrivant une première convention collective. Mais Copeau étant déjà très malade, a dû décliner cette proposition ministérielle en recommandant ses disciples Jouvet, Dullin, Baty, Rouché et Craig qui sont les fondateurs historiques de notre syndicat. 

Cependant, l’objectif de cette soirée sur la Décentralisation n’est pas de regarder en arrière pour s’épancher sur un passé devenu mythique mais de réfléchir ensemble à cet héritage et permettre ainsi à nos générations de mieux comprendre et appréhender les combats qu’il nous reste à mener, à penser l’avenir à la lumière de cette exception française qui avait pour but de « rendre le théâtre accessible à tous ». 

Pour nous, Syndicat National des Metteurs en Scène, la Décentralisation n’est pas achevée ; il existe aujourd’hui des jeunes metteuses et metteurs en scène qui continuent ce formidable travail, que certains nomment « Décentralisation 3.0 » sur les territoires les moins considérés et dont nous allons parler lors de notre échange que nous avons nommé « Décentralisation : héritage et enjeux d’avenir pour nos territoires ». 

C’est sous l’égide de cette dynamique que nous avons souhaité placer cette soirée qui va tout de suite commencer par la projection du film Une aventure théâtrale, 30 ans de décentralisation de Daniel Cling, et je remercie le réalisateur et d’avoir rendu possible la projection de ce film passionnant. 

Elle sera suivie d’un échange animé par Sophie Proust et Gilles Costaz, que je remercie chaleureusement, entre plusieurs metteuses et metteurs en scène de divers horizons. 

Et comme vous le savez, notre soirée se conclura vers 21h50 par un cocktail dinatoire dans le foyer du théâtre. 



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