SNMS

Le grand Livre
173 pages • Dernière publication le 13/06/2019

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HISTORIQUE & ARCHIVES / Le syndicat national des metteurs en scène / Page 65 • Publiée le 31/01/2018

SNMS ou APMS ? Petite histoire d'un bref changement d'appellation

En 2001, Jean-Pierre Miquel, qui venait de quitter ses fonctions d’Administrateur de la Comédie-Française, nouvellement élu Président du syndicat, désire en changer l’appellation en Association Professionnelle des Metteurs en Scène (APMS).

Il s’en explique par le souhait de renforcer l’union des adhérents par un lien volontaire, artistique et affectif, fort, devant primer sur les responsabilités ordinaires d’un syndicat.

L’assemblée générale extraordinaire du 5 mars 2002 votera en ce sens.

Ce changement, joint à la personnalité charismatique de Jean-Pierre Miquel, permettra effectivement l’entrée à la nouvelle APMS de nombreux metteurs en scène, venus notamment du secteur public, comme Anne Delbée, Jacques Rosner, Guy-Pierre Couleau…

Cette renaissance était bienvenue mais malheureusement Jean-Pierre Miquel décédera en 2003.

Toutefois, forte de cette impulsion, et sous la présidence de Jean-Francois Prévand, qui lui succédera, l’APMS connaîtra quelques années d’intense activité matérialisée par un bulletin régulier rédigé sous la direction de Jacques Rosner, riche de contenu et donnant la parole à toutes les sensibilités.

On notera aussi, durant cette période, un rapprochement notable avec la Sacd dans le combat pour la reconnaissance du droit d’auteur pour les metteurs en scène. La Sacd donnera, à partir de 2004, une subvention régulière permettant un accroissement des activités.

Un accord cadre sera signé en 2005 avec le SNES, principal syndicat des tourneurs de spectacle, renforçant encore ce statut d’auteur.

Mais un beau jour de 2006, Philippe Ogouz allait lever un lièvre de grande taille.

Montrant le code du travail, il signifiait que seuls les syndicats ont le droit de discuter et de signer des accords de branche et des conventions collectives, et que par contre les décisions et activités d’une association ne peuvent concerner que ses propres membres.

Il en résultait que les conventions signées par le syndicat risquaient de devenir caduques et qu’il pouvait devenir impossible d’en discuter de nouvelles.

Heureusement, après vérification, les statuts n’ayant pas été changés, seule l’appellation avait été modifiée, et l’organisation n’avait jamais cessé d’être structurellement ce qu’elle a toujours été, c’est-à-dire un syndicat.

Il suffisait donc de réunir une nouvelle assemblée générale extraordinaire, qui allait se tenir le 20 novembre 2007 et qui allait voter à l’unanimité le rétablissement de l’ancienne raison sociale en Syndicat National des Metteurs en Scène (SNMS).

Cette décision permettait de renouer avec un passé prestigieux, de donner au syndicat une lisibilité claire dans un champ social aujourd’hui bien bouleversé, permettant d’organiser au mieux la profession, d’informer et de défendre tous les metteurs en scène, quels que soient leur notoriété ou leur champ d’activité.

C’est le sens de la politique menée aujourd’hui par le Conseil d’Administration sous la direction de Panchika Velez, Présidente depuis 2013.

Voir les pages sur le sujet :

2002 (5 mars), procès verbal de l'AG, baptême de l'APMS

Réforme statutaire du 20 novembre 2007 rétablissant l’appellation «SYNDICAT NATIONAL DES METTEURS EN SCENE» (SNMS)

2008, Lettre de la Mairie de Paris du 10 janvier 2008, prenant acte du rétablissement de la dénomination du syndicat en SYNDICAT NATIONAL DES METTEURS EN SCÈNE



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