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Jean-Luc Paliès - administrateur du SNMS

Le bon « Génie » de la Mise en scène 

Nous, les femmes et les hommes qui pratiquons la mise en scène, inventons et fabriquons (souvent à partir de textes choisis, contemporains ou classiques) des machines à rêver et à réfléchir (dans tous les sens du terme), nous tentons d’offrir à nos semblables « un miroir utile dont ils ne savent pas forcément qu’ils en ont besoin ».
Dans le spectacle vivant en particulier nous sommes, à la fin des répétitions, « remplacé.e.s » par le public indispensable à ce que nous appelons la représentation… c’est-à-dire la rencontre entre l’œuvre et le public.... Mais le « remplacement » ne peut vraiment réussir que si tous les ingrédients réunis (dramaturgie, casting, scénographie, costumes, chorégraphie, lumières, musique…) s’harmonisent dans un sens voulu et prémédité, d’où un gros travail préalable et de préparation que nous appelons la conception…

La crise que nous venons de vivre et qui, comme une pierre jetée dans la marre développera sans doute ses ondes pendant longtemps, a mis en évidence, pour ce qui nous concerne, la nécessité de bien faire valoir ce travail de conception (notre « génie » en quelque sorte) presque toujours ignoré (et donc pas ou peu rémunéré, et a fortiori pas indemnisé en cas d’annulation !), et qui est pourtant le premier des trois temps de la mise en scène (les deux autres étant : les répétitions puis les représentations).

Il semble normal que soit évalué à sa juste valeur, au travers d’outils existants telle que la commande par exemple, ce premier travail fondamental de conception.

Il serait normal que, dans les indemnisations envisagées pour les artistes frappés d’immobilité par la crise sanitaire, ce travail de conception puisse être pris en considération.
Dès à présent, il serait peut-être intéressant de mieux de découper notre travail en faisant en sorte que, dès le départ, la conception, premier temps du de la mise en scène, soit rémunérée par le biais de la commande (ce dispositif peu utilisé existe : un contrat de commande est tout à fait possible avec un Producteur avec pour intermédiaire la SACD… vous pouvez en trouver les références dans le « Grand Livre » sur le site SNMS) …Il va sans dire que les répétitions, deuxième temps de la mise en scène, sont le plus souvent rétribuées en salaires (ou cachets de répétitions) comme pour les interprètes ; et qu’enfin  les droits d’auteurs de mise en scène  (toujours proportionnels aux recettes ou cessions des représentations) rémunèrent le troisième temps.
Mais au-delà il faudra sans doute, en réfléchissant avec nos amis chorégraphes, scénographes, voire architectes… trouver comment rendre plus habituel le recours à la commande de mise en scène conjointement avec le/la responsable de la production du spectacle, même si c’est parfois nous-mêmes, metteur.e.s en scène, ce qui nécessite une petite dose de « schizophrénie »… mais là ce n’est pas une maladie… il n’y a pas lieu d’en avoir peur puisque c’est à partir de cela aussi, que naît justement notre « bon génie ».

Jean-Luc Paliès, 3 juin 2020

Le bon « Génie » de la Mise en scène 

Nous, les femmes et les hommes qui pratiquons la mise en scène, inventons et fabriquons (souvent à partir de textes choisis, contemporains ou classiques) des machines à rêver et à réfléchir (dans tous les sens du terme), nous tentons d’offrir à nos semblables « un miroir utile dont ils ne savent pas forcément qu’ils en ont besoin ». Dans le spectacle vivant en particulier nous sommes, à la fin des répétitions, « remplacé.e.s » par le public indispensable à ce que nous appelons la représentation… c’est-à-dire la rencontre entre l’œuvre et le public.... Mais le « remplacement » ne peut vraiment réussir que si tous les ingrédients réunis (dramaturgie, casting, scénographie, costumes, chorégraphie, lumières, musique…) s’harmonisent dans un sens voulu et prémédité, d’où un gros travail préalable et de préparation que nous appelons la conception…

La crise que nous venons de vivre et qui, comme une pierre jetée dans la marre développera sans doute ses ondes pendant longtemps, a mis en évidence, pour ce qui nous concerne, la nécessité de bien faire valoir ce travail de conception (notre « génie » en quelque sorte) presque toujours ignoré (et donc pas ou peu rémunéré, et a fortiori pas indemnisé en cas d’annulation !), et qui est pourtant le premier des trois temps de la mise en scène (les deux autres étant : les répétitions puis les représentations).

Il semble normal que soit évalué à sa juste valeur, au travers d’outils existants telle que la commande par exemple, ce premier travail fondamental de conception.

Il serait normal que, dans les indemnisations envisagées pour les artistes frappés d’immobilité par la crise sanitaire, ce travail de conception puisse être pris en considération.
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